Le déploiement à la RATP

La RATP est le premier groupe à avoir déployé la série « Sécurité des SI » auprès de ses salariés. Grâce au dispositif, elle a pu sensibiliser 63 000 collaborateurs d’un coup. Après le déploiement des deux saisons de la série, Joëlle Richert, responsable com de la DSI, témoigne.

dsi-ratp-250x250

Entretien avec Joëlle Richert,

Responsable Com DSI à la RATP

 

« L’idée est de sensibiliser au faut que les données professionnelles sont des données confidentielles. Le SI est donc un patrimoine d’entreprise et il faut le protéger. »

Ce que l’animation permet

« L’animation permet de s’identifier mais de façon pas trop proche. Elle n’est pas culpabilisante. La série n’assène aucun message négatif, au contraire on positive toujours. Cela produit l’effet de dédramatiser les choses. Elle permet de traiter les sujets de façon presque plus légère et drôle ainsi qu’un univers très coloré. On fait toujours le pendant vie personnelle/vie professionnelle, ça c’est quelque chose de très important : « tu ne fais pas ça chez toi, alors pourquoi tu le fais dans ton entreprise ? »

 

Les codes de la série TV

« Si on fait une seule prise de parole, on dit tout en une fois et on ne retient pas. L’avantage de la série avec un personnage récurrent est de créer une attente. Les situations sont presque crédibles. Les épisodes permettent un attachement au personnage principal : Gwendal (l’espion) est devenu un personnage connu à la RATP, sympathique. Le code de la série TV permet de prendre la parole sur tous les sujets. On prend plaisir à regarder ce nouvel épisode. C’est important que la sensibilisation ne soit pas une contrainte pour que la personne change son comportement. C’est bien plus efficace. En fait, il faut créer le manque. Les goodies ne sont pas chers par rapport à ce que ça rapporte donc il ne faut pas hésiter à les varier. Grâce à eux, les personnages et le message sont toujours là. »

L’importance de la mascotte

« Il faut se servir du personnage principal de la série car c’est un énorme avantage d’avoir une mascotte en sécurité du SI. Il peut donc être l’emblème de tous les problèmes de sécurité. Du coup, ce n’est jamais de la faute du collaborateur, c’est toujours de la faute de Gwendal. Il permet de créer tout un dispositif qui  fait vivre le personnage en plus de la série. La mascotte permet de tout dire, tout faire, c’est une vraie facilité de parole, c’est la meilleure façon de prendre la parole car on peut tout lui mettre sur le dos. »

 

Une charge de travail moindre pour une efficacité certaine

« La charge de travail est légère. Il faut donner les rênes et ensuite le processus est fluide. La série est encore diffusée aujourd’hui. On réutilise en fonction des actualités pour remettre en mémoire la bonne pratique du moment. Il faut donc être récurrent et rappeler sans cesse les bonnes pratiques. L’aspect goodies permet de continuer à faire vivre le message. Le dispositif a été efficace puisqu’on a assisté à de vrais changements de comportement, tous les post-it ont disparu. Maintenant, les gens savent très bien ce qu’est la sécurité du SI. Nous avons donc pu installer une vraie culture de la sécurité. La série a réellement suscité l’intérêt des collaborateurs. Ils ont ressenti le côté ludique et l’aspect coloré qui ont fait son succès. »